Ce serait celui-là.
Je me souviens du temps où je passais chez le libraire le samedi matin, en ressortant le sac rempli de magazines.
Le pas rapide jusqu'à chez moi, où je passais des heures à les lire, les relire en les marquant d'une petite croix,
un vêtement ou une inspiration.
J'adorais ce moment, le temps était comme suspendu, complètement absorbée par le papier.
Et puis il y a eu les blogs. Et les e-shop.
Alors bien sûr, je n'ai pas cessé ma consommation de magazines. Seulement réduite.
(Et seul le Grazia sait me redonner cette excitation en tournant les pages...)
Et le shopping Irl tiendra toujours la première place pour moi. irremplaçable.
Mais à présent, l'inspiration, les envies, on les trouve à chaque clic, quelque soit l'heure,
tout le temps.
Comme un magazine qui n'en finirait jamais, toujours une découverte, toujours un petit quelque chose qui nous manque/tente, et qui nous pousse à la consommation.
Excessive, j'en suis consciente.
Alors bien sur, on a le choix.
On a le choix de fermer la page, éteindre l'écran,
aller faire le ménage, ranger son dressing ou je ne sais quoi.
Mais sans pouvoir l'expliquer, je prend un malin plaisir à chercher cette petite chose qui me manquera,
celle sur qui je clique-droit et directement, dans mon dossier shopping.
Je rentre pourtant d'un week-end de claquage intensif à Londres.
J'ai fait les soldes chez Zara cet après-midi.
(inutile de préciser que mon compte en banque n'est pas au mieux...)
Mais j'ai pourtant ce pull sacrément ancré dans ma tête.
Une affaire-qui-tue à suivre sur E-bay.
Et un pull Kookai dans mon panier sur Place des Tendances.
J'incarne l'excès en tout point, c'est dit.
Confessée, à moitié pardonnée?
Pull en laine et mohair couleur mandarine, Sonia by Sonia Rykiel. Sur Asos.













